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Anna Rossinelli

Musicista, cantante


Ⓒ Nicolas Senn / eastdesign.ch

www.annarossinellimusic.com

 

Il suffit d’entendre quelques mesures du titre d’intro «Bang Bang Bang» pour se rendre compte qu’un changement s’est produit chez Anna Rossinelli. C’est délicatement que la Bâloise pose des mots sur une fine ligne de guitare: «Both feel each other’s breath. Lying side by side.» Cette douce ballade au parfum d’indécence et d’amertume se poursuit avec des variations vocales et tonales. Laissant transparaître diverses facettes musicales, elle se termine par une explosion d’émotions. Quelque chose s’est passée. Mais quoi? La réponse est simple: Anna Rossinelli s’est retrouvée. Après avoir parcouru 10‘000 kilomètres, écrit d’innombrables ébauches de chansons et fait quantité de rencontres.

 

La Suissesse a effectué un voyage de trois mois aux Etats-Unis au printemps 2015 en compagnie des autres membres de son groupe, Georg Dillier et Manuel Meisel. Ils étaient accompagnés par l’ingénieur du son Florens Meury et le réalisateur Milan Büttner, qui a filmé les nombreux moments importants de ce voyage pour les besoins du court-métrage accompagnant l’album. Au cours de ce voyage d’aventure, le trio a fait halte à San Francisco, au Texas et à la Nouvelle-Orléans, le terminus étant New York, où il a enregistré en studio «Takes Two To Tango» avec le producteur Simon Kistler (George et Marc Sway). Ce long périple a surtout permis à la troupe bâloise de rassembler des impressions, des fragments de musique et beaucoup d’inspiration. Anna Rossinelli et ses comparses ont emporté avec eux dans leurs bagages: une tonne d’idées et une sacrée dose d’énergie. Le trio suisse a sciemment renoncé à tout projet concret. Rien ne devait être planifié pour élargir le champ des possibles. «Nous avions certes une vision de ce que nous voulions faire, mais pas de plans figés» se souvient Anna Rossinelli. Un seul objectif en vue: faire de la musique autant que possible. L’important pour le groupe était de réunir suffisamment de pièces du puzzle pour finalement arriver à les assembler sur un nouvel album. «Le temps a passé beaucoup trop vite» poursuit Anna. Elle se souvient avec plaisir de l’hospitalité des personnes et des musiciens rencontrés. C’est qu’elle a partagé les chansons écrites en Suisse déjà avec Georg et Manuel avec de nombreux musiciens invités aux Etats-Unis: Mike Haynes, un musicien de rue de San Francisco, a inspiré les Suisses avec son jeu de batterie impressionnant. Nick Milo, ancien directeur artistique et claviériste de Joe Cocker, invita Anna et ses comparses à jouer chez lui à la maison. A Nashville, l’auteure-compositrice Victoria Shaw, responsable de hits planétaires pour Christina Aguilera comme «Nobody Wants To Be Lonely», leur a ouvert les portes de son salon.

 

Ces rencontres et ces trois mois de parenthèse américaine, loin du quotidien habituel, leur ont fait du bien. Qui connaît les anciens albums d’Anna Rossinelli remarquera que «Takes Two To Tango» est différent. Ce troisième long est d’une plus grande profondeur, faisant fi des conventions. Les dix nouvelles chansons, certes déjà écrites avant ce grand voyage, ont pris corps et de la couleur au pays des possibilités illimitées, elles sont plus variées. Remplacer l’ancien par le nouveau. Ce qui fut est maintenant plus frais, plus délicat et plus explosif, mais toujours aussi pop. «Wild Children» crée la rencontre entre un rythme club propulsif et une guitare western. Sur «Broken Hearted», Anna Rossinelli rivalise avec un chœur gospel et donne du réconfort à toutes les pauvres âmes abandonnées ou mécomprises. Plus loin, l’artiste sert une ballade aux accents folk et au tempo moyen, «Forever Young», que Norah Jones n’aurait pas reniée. Un des temps forts de l’album est incontestablement «King Mustafa». Cette chanson, qui met de bonne humeur, a son origine à Marrakech; elle diffuse une chaleur toute africaine et devrait surtout enrichir les rotations estivales des radios. L’histoire dont il est question dans ce titre interpelle: un roi quitte son environnement habituel et familier, afin de pouvoir vivre pleinement sa vie. Ce titre symbolise en quelque sorte la naissance de la nouvelle œuvre de Rossinelli.

 

Georg Dillier explique justement: «Le fait que nous n’ayons pas joué dans un environnement familier a stimulé notre créativité. Nous avons automatiquement osé faire des choses que nous n’aurions pas faites autrement.» Puis d’ajouter: «Je crois que nous avons trouvé le son que nous recherchions depuis longtemps.» Une déclaration sans équivoque, laissant deviner à quel point les trois musiciens sont satisfaits de leur nouvel album. Le bonheur se lit sur le visage d’Anna Rossinelli, lorsqu’elle parle de son nouveau bébé: «Nous sommes vraiment fiers de cette galette. Je n’arrête pas de me repasser les chansons. J’ai rarement ressenti la même chose.» Inutile d’en rajouter, tout est dit.

Film

  • The Royal Tenenbaums - Wes Anderson (2001)
  • Die fabelhafte Welt der Amélie - Jean- Pierre Jeunet (2001)
  • Night on Earth - Jim Jarmusch (1991)

 

Musique

  • Lady Soul – Aretha Franklin (1968)
  • Esperanto - Freundeskreis (1999)
  • Sugarman – Sixto Díaz Rodríguez (2005)

 

Emission

  • The Affair - Showtime